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Bénin / Chronique : Communales pour rebondir !

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Bénin / Chronique :

Communales pour rebondir !

Angelo Dossoumou

Debout au milieu de la vague et résolument tourné vers l’avenir. Après une Université de vacances très attendue, Houngbédji et les siens nous ont appris qu’ils ont définitivement fait le deuil des législatives et, d’ores et déjà, veulent s’ouvrir les portes du purgatoire avec les communales de 2020. A la conquête d’un passé glorieux perdu, les Tchoco-Tchoco savent qu’ils n’ont plus droit à l’erreur et que leur seul salut ne peut provenir que d’une bonne figuration au cours de la prochaine échéance électorale. Et pour gagner le pari de cette ultime alternative pour continuer d’exister politiquement, Houngbédji attend de ses militants, plus de vie, de dynamisme et une grande capacité de mobilisation à la cause de l’arc-en-ciel.
D’ailleurs, privé du Palais des gouverneurs et de la table du Conseil des ministres, le mal aimé de la mouvance n’a plus que des mairies à offrir à ses adeptes. Seulement, pour conserver ses fiefs traditionnels et garder sa notoriété, le Prd qui se refuse à être l’appendice de l’histoire du Bénin doit vraiment être vigilant. Car, des erreurs politiques du passé, il sait dorénavant, que sous la rupture, au grand jamais, il ne faut dire jamais et dormir sur ses lauriers. Alors, si tant est que Houngbédji et les Tchoco-Tchoco tiennent à fermer la page la plus triste de leur existence et écrire une autre plus intéressante, cela commence par le plein de conseillers à l’échéance électorale de 2020. Seulement, englués dans une mouvance où ils sont cernés par des Républicains et des Progressistes, ils ont intérêt à ne faire confiance qu’à eux-mêmes. Un homme averti en vaut deux.
Maintenant, parlant des motifs de satisfaction pour un Prd vidé de sa substance, il va sans dire que la priorité des priorités, c’est de conserver sa légendaire suprématie à Porto-Novo. Mais, avec les saignées enregistrées sur son parcours avec la Rupture, rien ne dit que le parti arc-en-ciel gardera cette clarté qu’on lui connaissait dans la cité des Aïnonvi. Du moins, des plumes ont été perdues dans la bataille des législatives de 2019 et rebondir ne sera pas une mince affaire surtout que de puissants barons sont allés voir ailleurs.
Au-delà de la mainmise sur Porto-Novo, la capitale administrative du Bénin, le moins que le Prd puisse faire pour définitivement digérer sa frustration, c’est de ne rien laisser à ses adversaires dans le département de l’Ouémé. De même, si dans l’Atlantique, le Littoral et le Plateau, des prouesses sont réalisées au point d’arracher des mairies, les Tchoco-Tchoco s’en frotteront les mains. D’ailleurs, dos au mur, ils n’ont pas d’autre choix que de rechercher la bonne posture pour repartir à l’attaque pour des victoires plus grandes. Seulement, la renaissance qui passe par le contrôle du maximum de mairies ne dépend désormais que d’un dynamisme nouveau et d’une capacité à résister aux assauts des frères mouvanciers.
De toute façon, les élections communales et locales de 2020 seront le baromètre de l’emprise d’un Prd qui, visiblement, ne veut pas se contenter que d’un certificat de conformité. Être plus représentatif qu’il ne l’était et imposer sa diversité à une mouvance hermétique, c’est le cap fixé par Houngbédji, tout au moins heureux de savoir que toutes les régions sous l’influence du Prd ne sont pas laissées pour compte dans la tâche de construction nationale. Et pour légitimement se donner les moyens d’apporter ce plus qui manque à ses soutiens, la clé des mairies s’avère nécessaire. A vrai dire, à l’approche de 2020 notamment à Porto-Novo, je ne serai pas surpris que le débat Houngbédji maire refasse surface. Pour l’instant, nous en sommes encore loin.

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