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Bénin/Chronique : L’école s’éveille !

Bénin/Chronique :

L’école s’éveille !

Angelo DOSSOUMOU

 

A peine elle a dormi, et aussitôt elle s’éveille. Pour un nouveau ballet des kakis et des uniformes, et après moins de deux mois de vacances, l’école rouvre, ce jour, ses portes. Et sur quelques bons accords entre partenaires sociaux, elle fait la promesse d’être très apaisée. Et sans sérénité, il n’y a pas moyen d’une concentration maximale pour bien former les enfants et tirer le meilleur d’eux. Alors, pour ne plus revivre l’expérience de l’année passée, pendant neuf mois, la première attente reste et restera la paix des braves autour d’une école qui s’éveille.

Pour qu’il en soit ainsi, pour l’instant, on s’en tient aux efforts du gouvernement et à la cagnotte de 12,5 milliards consacrés aux préparatifs de la rentrée scolaire 2018-2019. Mais, malgré les bons points, notamment les affectations effectuées à  temps, les primes de rentrée déjà prêtes et les arrêtés d’application des statuts particuliers qui devraient prendre effet à partir de janvier 2018, il y aurait encore quelques insatisfactions. De toute façon, l’essentiel à retenir, c’est qu’à l’issue des négociations du jeudi à l’Infosec, les esprits se sont calmés et la rentrée aura lieu. Cependant, parce qu’il y a toujours quelque part des détails à régler, le dialogue doit être maintenu. Car, on l’aura compris, ce n’est pas une rentrée apaisée qui compte, mais l’enjeu, c’est une année scolaire pas du tout troublée, en tout sérénité et de qualité.

 

 

Alors, nonobstant les derniers accords entre les partenaires sociaux pour que l’école s’éveille, il en faut d’autres pour qu’elle émerveille. Déjà, parlant du cadre, ma pensée va à l’endroit des écoliers et enseignants qui, après des vacances méritées, n’éprouveront pas aujourd’hui la joie de gambader dans les cours de récréation et de disposer des salles de classe. Du fait des inondations, ils sont obligés d’attendre que les eaux se retirent. N’oublions pas également les localités mal loties en ce qui concerne le minimum pour être à l’abri des intempéries.

Et quand, par endroits, ce n’est pas sous des arbres et sur des briques que les apprenants suivent les cours, il faut espérer que le corps enseignant soit à la hauteur de la tâche. L’autre inquiétude, c’est celle des Programmes scolaires. En attendant que de profondes réflexions s’y penchent, faudra-t-il déjà tirer le maximum des APC. Et ça, c’est une autre paire de manches.

Sinon, à part les difficultés héritées des précédentes gestions qui ne peuvent pas être résolues par un coup de baguette magique, l’année scolaire 2018-2019 s’annonce agréable. Du moins, aucun soupçon de tumulte à l’horizon. Et avec un ciel aussi dégagé sur une année scolaire qui démarre sous de bons auspices, il ne reste qu’à entretenir la flamme de l’espoir autour d’une école mieux classée sur le plan africain que par le passé. Tout compte fait, ce ne sont pas des initiatives dans ce sens qui manquent. Des cantines scolaires démultipliées à l’encadrement du droit de grève en passant par le renforcement du Conseil national de l’éducation, lentement mais sûrement, tout se met en place pour que très bientôt, le quartier latin de l’Afrique renaisse de ses cendres. Et pour ça, aucun effort ne sera de trop. Mais avant, n’oublions pas que l’éducation libère et c’est le meilleur service qu’on puisse rendre à un enfant. Alors, bonne rentrée à tous et que vive l’école !

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