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Bénin / Chronique :L’intérêt du perchoir !

Bénin / Chronique :

L’intérêt du perchoir !

Angelo Dossoumou

Tractations et supputations…Ainsi s’écrit, ces derniers jours, l’actualité autour du perchoir avant même l’installation de la 8ème législature ce jeudi. Dans les deux camps en compétition à savoir Progressistes et Républicains, l’intérêt est manifeste. Et pour cause, c’est d’abord un poste stratégique et hautement politique. Deuxième personnalité de l’Etat, le président de l’Assemblée nationale assure d’après l’article 50 de la Constitution du 11 Décembre 1990 la vacance du pouvoir. En dehors des privilèges inhérents à sa fonction, il convoque les sessions, les préside, est le garant du règlement intérieur de l’Assemblée nationale et le chef de l’administration parlementaire.
Pour tout ceci, la partie entre Progressistes et Républicains s’annonce rude même si, a priori, le camp majoritaire part avec les faveurs des pronostics. Mais, nous sommes sur un terrain politique et entre tractations et concessions, tout est possible. Seulement, dans un contexte de bipolarisation à l’hémicycle, les intérêts en jeu sont si énormes que les marges de manœuvres de certains prétendants seront très réduites. Car, au-delà d’une appartenance commune à la mouvance présidentielle, il y a bien évidemment le défi de l’idéologie qui s’enracinera le plus rapidement possible. Or, avec la visibilité du perchoir, c’est plus de charisme et donc de sympathies politiques à gagner. L’un mis dans l’autre, c’est une aubaine d’occuper le perchoir, d’avoir le maillet en main et de régner sur la 8ème législature.
Maintenant, n’est pas président d’une Assemblée nationale qui veut mais qui peut. A ce sujet, à mon avis, le profil idéal rime avec compétence, vision, intégrité, rigueur, la capacité à gérer les hommes et à se mettre au-dessus des considérations partisanes. En somme, le président de l’Assemblée nationale doit avoir la carrure d’un chef. Cela suppose une personnalité sachant manier le bâton et la carotte et tirer le maximum des députés. Bien vrai que par une tradition qui ne dit pas son nom, la plupart des analystes associent à ce profil, le caractère régional. De mon point de vue, il importe peu.
D’ailleurs, il y a quatre ans, à une voix près, la règle a failli voler en éclat avec deux premières personnalités issues de la même aire culturelle. Encore que nous sommes une Nation et ce qui n’est pas légalement interdit est permis. De toute façon, de la qualité intrinsèque de celui qui occupera le perchoir dépendra en partie, l’atteinte des objectifs attendus de la prochaine législature. Et, il va sans dire qu’elle devrait être celle des réformes salvatrices et du coup, des débats houleux. Alors, un président à la hauteur des enjeux, c’est forcément un homme d’expériences, de dialogue, d’ouverture d’esprit et un arbitre qui siffle et distribue des cartons aux députés coupables de violation du règlement intérieur.
En fin de compte, très bientôt, le successeur de Me Adrien Houngbédji sortira de l’urne à l’hémicycle. En réalité, au lendemain de jeudi prochain, le bureau d’âge conduit par le député Wallys Zoumarou se mettra à l’œuvre pour fixer les uns et les autres sur le jour d’une bataille pour le perchoir qui est loin d’être gagnée d’avance. Et quand on se remémore celle d’il y a quatre ans, autant ne pas mettre une pièce sur un prétendant. En tout cas, moi je ne le ferai pas. J’espère tout simplement qu’il sera le meilleur.

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