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Bénin / Chronique : Pour les affaires, Forbes atteste !

Bénin / Chronique :

Pour les affaires, Forbes atteste !

Angelo Dossoumou

Un climat pour faire des affaires et attirer plus d’investisseurs. A cet effet, au Bénin comme ailleurs, les réformes se multiplient et la concurrence est de plus en plus rude. La preuve, au regard, du dernier classement du Magazine économique et financier américain Forbes pour les meilleurs pays où faire des affaires en 2019, le Bénin est classé 19ème sur 47 pays en Afrique. Certes, très loin derrière l’Ile Maurice, toujours en tête quand il s’agit de ces critères de performance, mais devant le Niger logé au 23ème rang, le Burkina-Faso qui suit immédiatement et le Togo qui occupe la 32ème place. Parmi nos voisins, seul le Nigeria fait mieux que nous en se retrouvant à la dernière marche du top 15. Et là encore, même si au classement 2018, le Bénin 15ème a plus brillé que le géant de l’Est 18ème, il faut reconnaître que de l’autre côté, les atouts sont énormes et les réformes adéquates ont vraiment suivi et appuyé une révolution économique très manifeste.
D’ailleurs, un marché de 200 millions de consommateurs contre 10 millions, sans oublier les lourds investissements en matière d’infrastructures de développement et une volonté politique affichée pour lutter contre la corruption, ça fait une sacrée grande différence. Raison pour laquelle, au vu des 15 axes d’appréciation de Forbes à savoir le droit de propriété, l’innovation, les taxes, la corruption, la liberté notamment personnelle, économique et monétaire, la bureaucratie, la protection des investisseurs, la disponibilité de la main-d’œuvre, les infrastructures, la taille du marché et la qualité de vie, il y a beaucoup d’obstacles à dégager et pour y parvenir, il ne faut surtout pas avoir froid aux yeux.
Car, à première vue, certains peuvent penser qu’il serait très difficile voire impossible pour un petit pays comme le Bénin de rivaliser ou de maintenir la pression sur des Etats plus peuplés. Mais non. La preuve, dans le top 5 africain, en dehors de l’Ile Maurice 1ère, il y a aussi les Seychelles 4ème qui tiennent la dragée haute à l’Afrique du Sud, au Maroc et à la Tunisie. En somme, mieux structuré et avec un climat des affaires plus séduisant, facilement, le Bénin peut compenser ses handicaps, grimper et se maintenir plus haut au classement Forbes des pays les plus attractifs pour faire des affaires en Afrique.
D’où, l’indispensable adhésion de la jeunesse en quête d’emploi aux réformes pour attirer les investisseurs. Et plus, les sacrifices se feront de part et d’autre, plus ces indicateurs qui révèlent le Bénin au monde s’amélioreront avec comme conséquence, un rayonnement des opportunités à saisir. Seulement, pour ça, il y a une dynamique à pérenniser et un recul à éviter. Ce qui est sûr, à trop regarder dans le rétroviseur, on n’avance pas et loin de nous satisfaire du classement de Forbes, nous devons comprendre que tant qu’il reste à faire, rien n’est fait. Il n’empêche, qu’avec Forbes, on peut constater qu’investir au Bénin, ce n’est pas le plus gros risque à prendre en Afrique. C’est déjà ça.
En définitive, au rythme des notations plus ou moins acceptables qui pleuvent sur le Bénin à l’ère de la Rupture, il faut se demander sur quoi se fondent ceux qui, à toutes les occasions, fredonnent que depuis avril 2016, tout va mal au Bénin. Peut-être que c’est un complot international contre les détracteurs du régime qui ne s’extasient que quand leur pays est dans la boue. A bien considérer les choses, nul n’est prophète chez soi. Mais, le chien a beau aboyer, pourvu que la caravane passe et qu’au prochain classement de Forbes, le Bénin fasse mieux.

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