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Bénin / Chronique : Vol assuré pour l’Ananas !

Bénin / Chronique :

Vol assuré pour l’Ananas !

Angelo Dossoumou

Chambre froide mise en service à l’aéroport jeudi dernier, transport sans vague et saveur prolongée pour l’Ananas béninois. Très prisé outre-mer, comme cela se voit, il bénéficie désormais de meilleures conditions de conservation avant d’être exporté et d’atterrir dans les plats de vrais connaisseurs. Premiers bénéficiaires, les producteurs ne peuvent que saluer l’avènement de cette unité de réfrigération et louer la coopération avec l’Ong Partners for development (Pfd). Sinon, en amont de ce projet, combien utile pour la filière du pain de sucre au Bénin, il y a le financement du département américain de l’agriculture. Et donc ce joyau inauguré, voilà un souci qui s’efface sur la longue route de l’Ananas qui le mène des champs vers l’aéroport pour des destinations où il rapporte plus de devises aux caisses de l’Etat.
En clair, avec une fraîcheur, une qualité et une durée de vie préservées sans oublier les recommandations des consommateurs européens respectées, autant dire qu’un bel horizon s’ouvre pour la filière Ananas. D’ailleurs, elle en avait cruellement besoin. A juste titre, la présence au Bénin pour la période 2015-2020 du projet Pineapple processing for Export (Pinex). Aujourd’hui, point n’est besoin de démontrer qu’elle était utike en vue de donner l’élan nécessaire afin de permettre à l’Ananas ‘‘made in Benin’’ de franchir un cap sur le marché étranger. Somme toute, quand le défi de la qualité et de la disponibilité à plein temps du pain de sucre sera relevé, il est certain que comme le coton, il pèsera lourd dans le développement socioéconomique du Bénin.
Cependant, plus qu’une chambre froide, l’Ananas béninois, pour véritablement faire face à la concurrence des autres pays producteurs a, avant tout, besoin de mettre un accent sur la recherche. Et pour cause, par exemple, il est démontré qu’en ce qui concerne sa conservation, il résiste moins que ceux du Ghana. Alors, ce ne serait pas superflu que nos chercheurs continuent de travailler à trouver et développer des variétés plus adaptées à l’exportation. Pour ça, il suffira juste que l’Etat, avec pourquoi pas le soutien des Partenaires au développement, mette des moyens à disposition.
Par ailleurs, et c’est une problématique de longue date, avant de dire exportation à l’état brut, il faut toujours penser à la transformation sur place. Indéniablement, l’avantage de ce choix, c’est qu’il aidera non seulement à réduire de façon drastique des pertes liées à la conservation mais aussi à satisfaire les différents types de clientèle. Sinon, qu’ils soient séchés ou en jus de fruit, tant que la qualité sera au rendez-vous, les pains de sucre produits au Bénin n’auront aucun mal à s’imposer ici et ailleurs. Mais, tout dépendra une fois encore, de la politique agricole et commerciale privilégiée par les autorités de Cotonou.
Quoiqu’il en soit, en attendant des lendemains plus radieux, la certitude qui se dégage de cette chambre froide en attente de la production nationale à l’aéroport de Cadjèhoun, c’est que l’ananas continue de bénéficier d’une attention particulière. Et puisque dans la vie, tout est une question d’étape, après la chambre froide pour préserver l’ananas de la détérioration, visons plus haut et travaillons-y. Et avec l’appui du gouvernement, c’est aux producteurs et aux chercheurs de nous aider à rendre ce rêve possible. Alors, la balle est dans leur camp.

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