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Benin/Crise post-électoraleLa maladresse de François Hollande

Benin/Crise post-électorale

La maladresse de François Hollande

La crise électorale et post-électorale au Bénin a atteint une dimension internationale. Des réactions fusent de la communauté internationale pour apprécier la situation au Bénin. La dernière en date est celle de l’ancien président français François Hollande qui s’est plutôt invité dans le débat de façon assez maladroite.

Alors que toutes les instances sous régionales jouent la carte de la prudence et appellent au dialogue, François Hollande prend partie pour les leaders de l’opposition,responsables des violences qui ont agité le Benin au début du mois de mai. Dans un communiqué diffusé ce samedi, l’ancien patron du palais de l’Elysée, s’est inquiété de la situation de Boni Yayi, l’ex-chef d’Etat béninois. Dans un message publié par voie de presse, l’ancien président Français affiche sa « vive préoccupation après les graves atteintes portées aux droits de l’opposition et de la démocratie au Bénin et en particulier au traitement réservé à Boni Yayi, au pouvoir de 2006 à 2016 ».

Début mai , des violences qui ont éclaté devant le domicile de Boni YAYI ont fait d’énormes dégâts matériels et des morts. Des biens privés comme publics ont été incendiés sur fond d’attaques ciblées. En effet plusieurs anciens collaborateurs de Boni Yayi aujourd’hui avec le pouvoir Talon , ont passé des heures sombres à Cotonou. L’intervention de l’armée béninoise a ramené le calme au moment où les médias internationaux présentaient un pays où régnait le chaos.

L’attitude de François Hollande traduit mal sa sympathie vis-à-vis de Boni Yayi, seul responsable des violences. Il l’a d’ailleurs annoncé en direct sur France 24, à travers un ultimatum qu’il a donné à Patrice Talon avant de passer à l’acte.

Il n’est en effet un secret pour personne que les deux chefs d’Etat ont entretenu des relations assez amicales durant leur séjour à la tête de leurs Etats respectifs. L’administration Hollande a fait flèche de tout bois , mais n’a pu imposer son candidat LIONEL Zinsou au peuple béninois , qui en 2016 a préféré Patrice Talon, rejetant le candidat de la France. Le message rendu public par l’ancien président français cache mal son intention de défendre un serviteur loyal. Les réalités de gestion du pouvoir d’Etat sont loin d’être les mêmes d’un pouvoir à un autre. Les nombreuses tentatives pour transformer le Bénin en une colonie de la France ayant échoué, l’ancien président français se doit de revoir sa copie dans sa politique d’ingérence dans les affaires publiques d’un Etat souverain.

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