Bénin/Education : Les Propositions de Claude AZALOU-TINGBE face aux déviances dans les écoles

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Bénin/Éducation :

Les Propositions de Claude AZALOU-TINGBE face aux déviances dans les écoles

Beaucoup ont reçu cette semaine avec indignation, la publication de vidéos pornographiques des élèves sur les réseaux sociaux. Interrogé sur la question, le Sociologue-Anthropologue, Agronome et Biotechnologiste, Claude AZALOU-TINGBE, pointe, d’un doigt accusateur, les parents qui ne font plus cas de l’éducation de leurs enfants. Pour faire face à cette situation qui risque de compromettre dangereusement l’avenir de la nation, Claude AZALOU-TINGBE de l’ONG « JEUNESSE EXCELLENTE DU BENIN (JEB) » fait une série de propositions. Lire ci-dessous l’intégralité de l’entretien :

 

Bonjour Monsieur Claude AZALOU-TINGBE, vous êtes Sociologue-Anthropologue, Agronome et Biotechnologiste. Parlez-nous des déviances sexuelles observées dans nos lycées et collèges. Quel est votre sentiment par rapport à cette situation ?

Quand j’ai entendu parler de ces pratiques de déviances sexuelles et de dépravation des mœurs au niveau de certains jeunes, j’étais triste parce que j’ai vu combien la jeunesse se pervertie de plus en plus et par conséquent est en déperdition. Une telle situation est très grave pour notre jeunesse car celle-ci est l’avenir de notre pays. C’est de cette frange de la société que proviendra non seulement les futurs dirigeants du pays mais aussi les futurs scientifiques et cadres de la nation. Sur ce, si cette jeunesse est mal éduquée, je n’ose même pas imaginer les conséquences qui en découleraient pour le développement du pays.

Je suis toujours sous le choc. C’est à croire que nous n’avions jamais fait le secondaire. Pourtant on a eu à faire le secondaire mais on n’a jamais eu à faire ces choses. Il faudra vite réagir pour corriger ces problèmes afin d’éclairer les générations à venir.

Alors que proposez-vous à l’ensemble des acteurs du système éducatif ?

Premièrement, je propose et je supplie le gouvernement de bien vouloir instaurer des cours d’éthique et de la morale, ainsi que des cours de civisme et de déontologie vestimentaire dans les programmes d’enseignements des collèges, établissements scolaires, lycées et universités. Ces cours ne doivent plus seulement être dispensés au primaire car j’estime que c’est surtout au secondaire et au supérieur que le mal subsiste. En définitif, sur ce point, il faudra donc insister à nouveau sur les cours de morale et de civisme afin de recadrer les crises d’adolescence des jeunes. C’est très important.

Secundo, je suggère au gouvernement d’interdire le port de vêtements indécents dans les centres d’éducation que sont les Collèges, les Universités, les Eglises, etc. Je propose cette mesure parce que la dépravation des mœurs ainsi que les déviances sexuelles au niveau des jeunes commencent souvent par le port des tenues indécentes.

Tertio, je propose au gouvernement d’interdire la commercialisation et l’utilisation des chichas qui sont des éléments très dangereux qui facilitent la délinquance des jeunes, la dépravation des mœurs, les

déviances sexuelles au niveau des jeunes, les maladies cardio-vasculaires au niveau des jeunes, les violences de toutes sortes, les accidents de circulation. A l’heure actuelle, certains pays ont déjà interdit la chicha.

Aussi, je propose au gouvernement d’implanter dans les collèges, des structures fortement éducatives (ONG d’éducation des jeunes, association d’éducation des jeunes, Institutions étatiques d’éducation des jeunes ou autre structure d’éducation des jeunes). Ainsi, à travers cette démarche, il sera question d’encourager les apprenants dans nos lycées et collèges à l’abstinence. Ceci passe bien évidemment par des communications éducatives (orales, écrites) afin de sensibiliser davantage ceux-ci.

Dans la même logique, je propose au gouvernement de créer une brigade scolaire qui va se charger de punir en collaboration avec la justice les apprenants qui s’adonneront aux déviances sexuelles en milieu scolaire ou qui feront usage des stupéfiants ou substances illicites.

Plus important, il revient aux autorités béninoises de rendre disponible un numéro vert qui permettra à tout citoyen, apprenant (à travers leurs parents) ou non, de dénoncer les apprenants qui utilisent des stupéfiants ou qui pratiquent des comportements de déviances sexuelles. Mieux, je demande aux autorités d’opter pour la la création d’un « Comité Musical Ethique » qui se chargera d’étudier l’éthique des chansons et clips vidéos que les artistes béninois proposeront au grand public.

 

Quelles sont les approches de solutions que vous proposez aux parents d’élèves pour résoudre ces problèmes de déviances sexuelles ?

Les parents doivent nécessairement donner de leurs temps dans le but de se rendre disponibles pour éduquer leurs enfants.  Il s’agira pour les parents de vraiment se concentrer sur l’éducation des enfants. Cela passera par la communication affective qu’ils doivent avoir avec leurs enfants. Quand je parle de communication affective, je parle de discuter avec son enfant en le mettant en confiance à travers l’amour que l’on lui témoigne. Il s’agira alors de remplacer les cris de menaces ayant pour objectif de faire peur à l’enfant par des communications intimes régulières avec son enfant. Il faudra laisser tomber les cris de menaces car l’enfant, l’adolescent ou le jeune qui n’a pas encore une certaine maturité pour comprendre le bien-fondé de ces cris de menaces, interprètera autrement et négativement ces cris de menaces et aura peur de parler à son parent des sujets comme la sexualité ou l’amour.

L’enfant ayant peur de parler à son parent des sujets comme la sexualité ou l’amour, ne se confiera plus à ses parents et cherchera à se confier au dehors, avec les risques de s’ouvrir aux mauvais conseillers ou aux mauvaises camaraderies. Les parents doivent relever ce défi et se mettre résolument au travail d’éducation, chaque fois et toutes les fois sans se fatiguer.

Pour finir cet entretien, quelles sont les approches de solutions que vous proposez à l’endroit des enseignants et des encadreurs des collèges et établissements scolaires pour résoudre ces problèmes de déviances sexuelles ?

 

Je leur demanderais de jouer correctement leur rôle d’éducateurs et d’encadreurs sans draguer les apprenants, ni les harceler sexuellement. Un enseignant ou un encadreur d’école qui drague son apprenant, perd devant ses apprenants le respect qui devrait lui revenir, et par conséquent mets en danger l’éducation des apprenants et par ricochet l’avenir de son pays. Que les enseignants et les encadreurs d’école soient très rigoureux et très stricts sur les leçons de morale et de civisme qu’ils enseignent aux apprenants. Merci à tous.

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