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Bénin/Législatives 2019 :  Les accointances de la société civile avec l’opposition dévoilées

Bénin/Législatives 2019 :

Les accointances de la société civile avec l’opposition dévoilées

Abass Tidjani

A quelques heures de la publication par la commission électorale nationale autonome (Céna), de la liste définitive des partis retenus pour prendre part aux élections législatives du 28 Avril prochain, la tension ne cesse de monter. Au cœur de cette agitation se trouve, une certaine société civile, connue pour ses accointances avec certains clans politiques. Après Social Watch Bénin, c’est le Gerddes-Afrique qui, à son tour est monté au créneau ce Mardi 05 Mars. Au cours de leurs sorties, ces deux organisations ont demandé à l’exécutif de prendre des dispositions pour que les forces de l’opposition radicale participent au scrutin sans avoir déposé de dossiers.

En fait, ces deux Osc demandent simplement au Gouvernement de violer les lois de la République.
C’est désormais un secret de polichinelle que les partis dits de l’opposition au régime de Patrice Talon ont délibérément refusé de participer aux prochaines consultations électorales, les législatives d’Avril 2019. Selon Joseph Ouaké, un analyste politique indépendant, le peuple béninois serait bien naïf de croire que c’est par peur de la défaite, annoncée et programmée, que Boni Yayi et ses pairs de l’opposition, ont fait feu de tout bois pour éviter la compétition.

En réalité, avance le politologue, « il s’agit d’une stratégie de Boni Yayi pour mettre le Bénin en lumière et attirer l’attention de la communauté internationale sur la gouvernance de Patrice Talon, après l’insuccès de différents courriers à elle adressés par l’ex-président de la République et son entourage ».

A en croire cet interlocuteur, Boni Yayi n’a jamais eu l’intention d’aller aux élections législatives. Dans un premier temps, l’opposition politique à Patrice Talon a passé son temps à dénoncer la légalité de la charte des partis politiques et du Code électoral, pourtant votés par le parlement et promulgués par le chef de l’Etat et qui ont passé le test de contrôle de constitutionnalité. Pour elle, ce sont des textes contraires à la loi fondamentale du pays et ils n’en veulent pas.

Manifestement arrive le temps des regrets, car le processus en cours semble irréversible. Pour forcer la main au Gouvernement afin de prendre part au scrutin législatif, l’opposition fait visiblement recours aux vieilles habitudes du régime de la Refondation : manipuler la société civile. Cette dernière est donc à pied d’œuvre pour demander au régime en place de violer délibérément les lois et textes qui régissent la République en laissant l’opposition radicale participer auxdites élections.

Une tentative probablement vouée à l’échec quand on connaît l’attachement du chef de l’Etat à respecter et à faire respecter les lois du pays. Il l’a d’ailleurs répété lors de la rencontre qu’il a eue avec les membres de l’opposition le 25 Février dernier. Force doit rester à la loi. La société civile doit donc arrêter cette vile pression sur le Gouvernement.

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