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Bénin/Législatives 2019 Les centrales syndicales réclament des élections à bonne date

Bénin/Législatives 2019

Les centrales syndicales réclament des élections à bonne date

Muettes depuis le début de l’impasse électorale, les organisations syndicales des travailleurs du Bénin sont montées au créneau. Dans une déclaration en date du 28 Mars 2019 et signée par cinq secrétaires généraux, elles expriment leur inquiétude face au blocage actuel et surtout face aux agissements d’une certaine chapelle politique qui ne semble pas mesurer l’enjeu réel de la situation. Elles s’insurgent également contre les déclarations inutiles qui en ajoutent à la sinistrose et contre la facilité avec laquelle des acteurs politiques rejettent des lois votés et promulguées qui ne les arrangent pas. Pour elles, rien ne doit empêcher la tenue du scrutin législatif à bonne date et sans prorogation du mandat des députés actuels.
Les secrétaires généraux des cinq principales centrales syndicales du pays ne veulent pas d’un report des élections législatives prévues pour le 28 Avril prochain. Ils veulent encore moins d’une prorogation d’un mandat de l’actuelle législature qui doit obligatoirement passer par une modification de la Constitution du 11 Décembre 1990. Face à l’impasse politique dans laquelle se trouve le pays, Anselme Amoussou de la CSA-Bénin, Noel Chadaré de la COSI-Bénin, Moudassirou Bachabi de la CGTB, Emmanuel Zounon de l’UNSTB et Christophe Houéssinon de la CSUB appellent la classe politique à trouver au plus vite une solution à la crise. Mais les secrétaires généraux posent leurs conditions. Dans leur déclarations, ils ont exigé « l’organisation des élections consensuelles et inclusives, à bonne date et sans prorogation de mandat de la législature en cours ».
Revenant par ailleurs sur la genèse de la crise, les signataires de la déclaration ont exprimé « leur perplexité face à la facile unanimité des acteurs politiques pour remettre en cause des lois qu’ils ont votées et promulguées et qu’ils sont incapables de s’appliquer eux-mêmes ». Ils ont aussi dénoncé la légèreté avec laquelle les lois sont remises en cause estimant que l’état de droit et la démocratie sont entretenus et consolidés par le respect des textes en vigueur dans un pays. Une manière de signifier aux acteurs politiques de ne pas revenir sur la charte des partis politiques et le Code électoral. Ce qui, selon créerait un dangereux précédent qui amènerait à donner la relecture de nombreuses lois.
En somme, les organisations syndicales demandent de trouver une solution à la crise en respectant les textes et lois du pays afin d’aboutir à des élections législatives inclusives et surtout à bonne date.

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