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Bénin/Politique : Après Djeffa, Soglo et Yayi ratent leur deuxième sortie, la jeunesse dénonce un acte attentatoire à la démocratie

Bénin/Politique :

Après Djeffa, un nouveau fiasco  pour l’opposition

La jeunesse dénonce un acte attentatoire à la démocratie béninoise

Josiane Bonou

Rebelote. La sortie des anciens chefs d’État le lundi  18  février 2019 à Azalai Hôtel de la Plage,  a déclenché une avalanche de réactions sur les réseaux sociaux et dans l’opinion publique.  Un peu moins d’un an après leur sortie ratée à Djeffa, où ils ont subi les critiques de la jeunesse béninoise Nicéphore Soglo, Boni Yayi, cette fois sans  Sébastien Ajavon et Albert Tévoédjrè, sont revenus au devant de la scène pour  présenter un discours qui n’a guère ému le peuple béninois. En effet, ces deux anciens présidents de la République à deux  jours d’une étape importante du processus électoral, demandent au gouvernement d’arrêter la marche démocratique du pays.

A l’hôtel Azalai, Nicéphore Soglo et Boni Yayi ont prêté  flanc et ont  donné caution à une initiative décriée et jugée attentatoire   à la démocratie béninoise. En effet, plusieurs personnes qui sont revenus sur le sujet,  condamnent le fait que les acteurs de la déclaration de l’hôtel Azalaï, demandent au gouvernement à l’heure actuelle où le peuple attend impatiemment d’aller aux urnes,  d’arrêter le processus.

« Cette démarche montre l’aveuglement qui guident ces acteurs de l’opposition » commente Cardy Adoho, un membre de la JRPR. En réalité les lois querellées ont été votées depuis de longs mois au vu et au su de tous, avec la participation de l’opposition.   Tous les acteurs politiques étaient  au Bénin et un caractère inclusif a marqué le vote de ces textes, même si certains acteurs étaient loin de la réalité.

Boni Yayi  par exemple parcourait monts et hameaux  pour rencontrer  les populations ; Nicéphore Soglo pour sa part a  passé le clair de son temps à animer des conférences publiques où il insultait copieusement le chef de l’État. Aujourd’hui,  ces acteurs politiques semblent revenir d’un long sommeil,   mais  visiblement  passent à côté des enjeux de cette élection législative.

Tout comme à Djeffa leur initiative a été fortement condamnée et critiquée sur les réseaux sociaux. Pour   bon nombre de béninois, surtout les plus jeunes,  ces  acteurs politiques qui  étaient devant l’opinion publique le lundi dernier, sont en fin de cycle.   « Ils  ne pensent qu’à eux, car ce regroupement de l’opposition présente  des hommes au centre d’intérêt très divergents » souligne Nicolas Tchikpe qui  remarque que ces mêmes constats   avaient été faits lors de la sortie de Djeffa en Avril 2018. A l’époque  beaucoup ont dénoncé  un  regroupement de contradiction avec des libéraux, des communistes, et certains hommes politiques qui évoluent la  bible dans la main  comme constitution,  s’éloignant des textes de la République

Il réclame d’ailleurs à cor et à cri les États Généraux de la nation. Une exigence anti constitutionnelle. Tout porte à croire qu’il s’agit d’un regroupement de paradoxe car ces  même exigences  avait été balayées du revers de la main,  il y a quelques années par l’ancien président Boni Yayi. Après le premier échec les vieux qui portent aujourd’hui l’opposition béninoise ont finalement étalé leur limite à Azalai.

 

 

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